Les Croix des Chemins

Merci à Jean-Louis COMPERAT pour sa précieuse contribution :

 

Les parties de textes en italique sont retranscrites du registre paroissial de MONT-Saint-SULPICE

 

     Les croix de chemins sont des croix monumentales qui apparaissent depuis le Moyen Âge et sont destinées à rappeler la référence locale au christianisme. D’abord en bois, maintenant en pierre ou métalliques, elles sont posées généralement à des croisées de chemins, leur généralisation daterait de 1095, lorsque le droit d’asile est étendu aux croix de chemins qui sont affectées à la double fonction de guide et de protection des voyageurs.

     Depuis le 16ème siècle, elles ont un rôle d’identification à la foi religieuse ; ce sont des communautés ou des familles qui les ont financées. Elles sont jusqu’à une époque assez récente l’objet de processions organisées, tout au long de l’année, par les curés pour demander la protection du très  haut  sur les récoltes à venir.

     Lorsque les croix sont érigées, elles sont bénies et font l’objet de processions régulières jusqu’à la fin du 19ème siècle, où l’état républicain interdit les manifestations religieuses en dehors des églises.

     Les croix en bois ne duraient guère plus de 20 ans, les intempéries et les dégradations volontaires leur ont porté un lourd préjudice. Des monuments en pierres, œuvre de tailleurs régionaux leur ont succédés, ainsi que ceux réalisés en ferronnerie par des artisans locaux. Ce sont ces dernières que nous retrouvons actuellement dans nos campagnes. 

     Voici un texte issu du registre paroissial de notre village qui relate les dégradations portées à quelques croix à la fin du 19ème siècle. Le rédacteur de ces lignes est l’abbé DALBANNE, curé de l’époque.

 

    « Au milieu du mois de mai 1890 (1 siècle après le début de la révolution), des polissons demeurés inconnus mais dont les noms sont sur toutes les lèvres, pour imiter sans doute leurs congénères du siècle dernier, brisent pendant la nuit la croix du tertre ou des vignes et la croix du vivier.

     M. le curé proteste contre ce sacrilège et propose la fête prochaine de l’adoration perpétuelle comme jour de réparation ; mais dans la nuit de cette fête, le 5 juin, 2 autres croix : celle de la Basselle et la croix Barban ou de Ste Barbe à l’angle de la route de Brienon sont jetées par terre. Pour réparer ces sacrilèges, les paroissiens apportent spontanément leur offrande à M. le curé qui reçoit ainsi 56 francs (obole de pauvres) avec l’aide desquelles il fait réparer les 4 croix. M. LECOEUR déplace aussi celle des Gérards tombée 2 ans auparavant et lui donne une place honorable dans sa propriété et à ses frais, il y dépense 60 francs et ainsi tout le mal est réparé.

 En septembre, meurt un des trois énergumènes qui avaient renversé et brisé les croix en 1890: Louis B, âgé de 34 ans. Il déclare avant de mourir que c'est lui avec L.M décédé un mois auparavant  au mois d'octobre et le fils ROUSSEL qui vit encore qui ont brisé les croix. Il meurt de la poitrine, le dernier était mort écrasé par le chemin de fer, quant au troisième qui n'a pas fait de 1ère communion et qui est marié civilement avec une particulière d'Héry, on se demande comment il finira, car on ne joue jamais impunément avec la justice divine qui se fait sentir tôt ou tard. »

 

CROIX DE FER DE LA RUE DES ARPENTS

 13 aout 1842     

 La croix de fer de la rue des Arpents a été érigée par M. Jean-Baptiste Alphonse LAPROSTE marchand de bois en 1841. La bénédiction solennelle en a été faite le jour de l'assomption 1842, à la procession du soir, par nous curé du Mt St Sulpice, délégué à cet effet par l'abbé MUROT  doyen de Seignelay et depuis chanoine titulaire de la métropole de Sens.

 Il existe aujourd’hui une croix en fer au bout de la rue des Arpents, elle est adossée aux murs du vieux château. Il s’agit d’une très belle croix dédiée à Ste Philomène dont voici une brève biographie.

 Sainte Philomène serait une vierge martyre de l’église catholique romaine dont les restes sont trouvés en 1802 dans les catacombes romaines, son culte fut particulièrement célébré entre 1837 et 1860. 

  

CROIX PRINCIPALE DU CIMETIERE

 27 AOUT  1843

      ERECTION ET BENEDICTION DE LA CROIX PRINCIPALE DU CIMETIERE 

      En 1838, le 5 septembre, Elizabeth BOIZIAUX, femme d'Edme LAFAYE ancien vigneron laissa par testament à la fabrique du Mt St Sulpice la somme de 100 francs pour l'érection d'une croix principale dans le cimetière. Mais comme cette somme n'était payable qu'au décès d'Edme LAFAYE son mari, celui-ci offrit à la fabrique de remplir le legs de son vivant. M. l'abbé SOUPEY alors vicaire du Mt St Sulpice se chargea donc de faire confectionner dans la carrière d'Anstrude une croix en pierre composée d'un piédestal, d'un fût cylindrique monolithique et d'un croisillon aussi en pierres. L'envoi en fut fait par le canal de Bourgogne en 1841 et le piédestal fut posé la même année. Mais il fallut en rester là parce que des jeunes gens en s'exerçant à soulever la colonne la cassèrent. Edme LAFAYE voulut bien faire les frais d'une seconde qui par suite de retards imprévus n'arriva au Mont que dans l'été de la présente année. Elle fut posée aussitôt et le jour de la fête patronale fut choisi pour en faire la bénédiction solennelle, de laquelle nous dressons procès-verbal comme il suit:

 PROCES VERBAL

 L'an mil huit cent quarante-trois, 27ème jour d'aout, 12ème dimanche après la Pentecôte et tout à la fois fête de la translation de St Sulpice patron de cette paroisse, nous soussigné curé de Mt St Sulpice, dument autorisé ad hoc, avons procédé à la bénédiction solennelle de la nouvelle croix en pierre érigée au milieu du cimetière par les soins et aux frais d'Edme LAFAIX, en exécution des dispositions testamentaires de feu Elizabeth BOIZIAUX son épouse, à l'issue des vêpres, le clergé et le peuple se sont rendus processionnellement au cimetière et la cérémonie a eu lieu, selon l'ordre prescrit par le rituel, en présence de M. l'abbé BONARD prêtre auxiliaire de la maison de Pontigny, de M. l'abbé DUMAS sous diacre professeur au petit séminaire, de M. DANJOU élève au petit séminaire, et d' Edme LAFAIX qui ont signé avec nous le présent acte.

 –         Reconnaissance de l'exécution pour le sieur Edme LAFAIX du legs de sa défunte femme Elizabeth BOIZIAU pour l'érection d'une croix principale dans le cimetière et pleine décharge accordée à lui et à ses hoirs

 

 2novembre 1850

 BENEDICTION NOUVELLE DE LA GRANDE CROIX DU CIMETIERE

 La grande croix du cimetière fut érigée le 27 aout 1843, comme il est rapporté plus haut. Or le croisillon en pierre s'étant cassé par suite des gelées de l'hiver dernier, il fallut le faire remplacer, le vénérable père Edme LAFAIX voulut encore le faire remplacer à ses frais par une croix en fer qu'il fit placer en haut de la colonne de pierre et nous pria de bénir cette nouvelle croix, ce qui eut lieu ce jour de la commémoration des morts en faisant la commémoration d'usage au cimetière. Cette croix de fer fut faite par VAUTRIN serrurier au Mont et couta une cinquantaine de francs. Edme LAFAIX mourut le 23 décembre suivant laissant après lui le souvenir de ses vertus spécialement de la piété et de la charité envers les pauvres.

     La croix dont il est question ici était dressée dans l’ancien cimetière ceinturant l’église. Au moment du transfert de celui-ci sur le nouvel emplacement, en 1879, à la rue d’Arches, les paroissiens se souvenant des difficultés rencontrées lors de son installation préférèrent la glisser dans l’aile droite de l’église toute proche. Elle occupe toujours cette place auprès du confessionnal.

  

CROIX DE SAINT JEAN

croix saint jean

 

 15 aout  1845       

    BENEDICTION DE LA CROIX DE ST JEAN

 L'an 1845, le 15ème jour d'août, fête de l'Assomption de la glorieuse Vierge Marie, nous soussigné curé de Mt St Sulpice, sur l'autorisation de M. L'abbé SUCHET prêtre administrateur du doyenné de Seignelay, avons procédé à la bénédiction solennelle de la nouvelle croix de fer dédiée  à St Jean-Baptiste en remplacement d’une ancienne de ce nom, par les soins de Madame Madeleine POUY, veuve de JB FILLEY, à l'issue des vêpres la procession d'usage en l'honneur de la Sainte Vierge s'est dirigée vers ladite croix et la cérémonie a eu lieu selon le rituel romain en présence de tous les fidèles et notamment Mrs Louis DANJOU, clerc tonsuré Jean Baptiste Alphonse LAPROSTE trésorier de la fabrique , Germain VILLAIN élève du séminaire, Emile THIBAULT instituteur, Pierre MILLOT et Alexandre BOURDOIS chantres lesquels ont signé avec nous.

     Cette croix est discrètement posée au carrefour de la rue de Paris et de la rue éponyme. Elle est en limite de rue, derrière le mur qui la protège des pièges de la circulation. 

 

 CROIX SAINT LOUIS DE LA COTRIOT

 6 mai  1850   

     BENEDICTION DE LA CROIX St LOUIS DE LA COTRIOT

 La croix de la cotriot située à la jonction du chemin des morts, du chemin de Bouilly et de celui du Vivier s'appelait jadis la croix à la guérine, du nom de la famille qui la fit ériger, mais elle a toujours été sous le vocable de St Louis roi de France. Cette année, elle fût refaite en fer avec un piédestal en grès de Beaumont, aux frais de M. Dominique GALLIMARD facteur, de M. LAPROSTE, dont les initiales en fer contourné servent d’ornement au pied de la croix, elle a été bénie avec la permission de M. le doyen de Seignelay, par moi curé du Mont le 6 mai de la présente année, premier jour des rogations, à la procession du matin, et conservée sous les hospices du glorieux St Louis.

  Il s’agit certainement de celle dénommée croix du Vivier par le prêtre qui en 1890 relate les dégradations faites à l’occasion de la commémoration des troubles de 1789. La propriétaire du terrain situé au croisement des chemins des morts et de la route de Bouilly : Mme PEYAUD-DELANCRAY a confié à Vincent BOUVRET la charge de replacer cette croix en 2013. La croix est définitivement faite le 21.05.2014, la croix installée fut offerte à Vincent BOUVRET par M. & Mme DEGRYSE, son origine n’est pas connue. 

  

CROIX SAINT VINCENT DES VIGNES

 23 JUIN   1850    

     BENEDICTION DE LA CROIX St VINCENT DES VIGNES  

 La croix des vignes, ainsi appelée dès 1638, comme on le voit d’après un inventaire de 1663, a toujours été sous le patronage de saint Vincent. Plusieurs vignerons se sont cotisés pour la renouveler, comme celle de  la cotriot, en fer peint avec piédestal en grès de Beaumont.

 L'ancienne en bois datait de 1785, année de grande abondance de vin, ou les vignerons l'avaient érigée pour témoigner leur reconnaissance à St Vincent leur patron. Cette croix et la précédente marqueront le milieu du XIXème siècle, puissent elles présager le triomphe de la croix de notre Sr JC dans la seconde moitié de ce siècle révolutionnaire. La bénédiction a eu lieu à l'issue des vêpres avec la bénédiction du doyen.

     Cette croix est citée précédemment, au début de cette chronique, en 1890 lors de sa destruction et reconstruction. Elle pourrait aussi être  appelée Croix du Tertre dans d’autres rapports. Elle a disparu et toute trace de son existence est perdue.

 

 CROIX DE LA BASSELLE

croix de la basselle

      Cette croix n’est pas enregistrée dans le registre paroissial du village, mais elle est citée en 1890, elle se trouve au lieudit la Basselle où il y avait récemment encore les dernières maisons du hameau, elle est encore nommée croix de St Sulpice sur une carte de 1783.

     Naguère abattue pour le passage d’un arbre de mai, le terrain sur lequel elle trônait fut vendu à Henri BOUVRET : à charge pour lui d’assurer la pérennité de cette croix, Georges en 1980 la replaça et Vincent en 2012 la remit en place après une restauration complète

 

 CROIX BARBERAN

 2 mai     1851

 BENEDICTION DE LA CROIX BARBERAN    

 On peut voir à la page 28 du rituel du Mont de M. l'abbé MOREAU DUFOURNEAU, qu'il existait autrefois à l'embranchement du chemin du Mont sur la route de Brienon, une croix dédiée à Ste BARBE appelée vulgairement croix BARBERAN, laquelle donna son nom au climat et servit de station à la 3ème procession des rogations depuis qu'on n'allait plus à Chichy. Cette croix n'existait plus depuis la révolution de 1793. Mme BERNARD (Françoise MOTHERE) eut l'heureuse idée de la relever à ses frais. Elle la fit confectionner en fer par son gendre M. SAUTUMIER mécanicien à Seignelay et la plaça sur un terrain de famille, à peu près à l'endroit où était l'ancienne. On y alla en procession le 2 mai jour de St Marc et nous procédâmes à la bénédiction par autorisation de M. le doyen Seignelay. Pour conserver la tradition du pays elle fut dédiée à sainte Barbe, vierge et martyre, patronne des femmes de cette paroisse.

          Cette croix a disparu, elle n’a pas laissé de souvenir à notre époque. 

 

 CROIX DE LA PRIERE

 29 mai 1851

   BENEDICTION DE LA CROIX DE LA PRIERE

    NOUVEL ORDRE DE PROCESSION     

  Stimulés par le bon exemple, Mrs JB LAPROSTE chef des gardes de la maison de Montmorency et JB MOUTURAT laboureur, firent élever à leurs frais une croix en fer plus belle que toutes les autres, ornée des instruments de la passion, au lieudit la prière, sur la crête de la montagne vers Brienon. La précédente croix de bois avait été érigée par défunt Louis MOUTURAT, père de JB, un des hommes de cette paroisse qui ont laissé les souvenirs les plus honorables à l'époque de la révolution. Et comme on se souvenait qu'elle avait été bénite le jour de l'ascension, la famille nous fit prier de bénir la nouvelle croix le même jour. Munis de l'autorisation nécessaire nous indiquâmes une procession entre vêpres et complies pour le jour de l'ascension. Elle fut très suivie et très bruyante, jusque-là il n'y avait pas d'ordre dans les processions, mais à partir de celle-ci, nous traçâmes l'ordre suivant qui a été ponctuellement observé et nous nous en sommes bien trouvé:

 -bannière de St Sulpice suivie de tous les garçons de l'école et des catéchismes sous la direction de l'instituteur, du sou maitre ou de deux préposés qui marchent les derniers.

 -bannière de la sainte enfance, suivie de toutes les petites filles des écoles et des catéchismes sous la direction des sœurs qui marchent les dernières.

 - bannière de la sainte Vierge, suivie de toutes les filles du catéchisme de persévérance et des confréries munies de leurs insignes.

 -la croix paroissiale accompagnée de deux acolytes avec leur chandelier et suivies des grands jeunes gens et des hommes -le clergé

 -les femmes.

  Récemment une croix a été replacée à peu près à cet endroit, c'est-à-dire sur le chemin de Brienon dit du facteur, à l’entrée de la forêt qui occupe le versant abrupt qui conduit à la ferme des Morillons. 

 

 CROIX DE SAINT CLAUDE

 

croix des Régniers

 1857

 BENEDICTION DE LA CROIX DE St CLAUDE hameau des régniers.    

 Le 4ème dimanche de carême, jour de ……on est allé bénir la croix du haut des Régniers. Placée aux frais de ce hameau, faite par Philéas PIERRONT, maréchal au Mont. Les mauvais chemins avaient empêché d’en aller faire solennellement la bénédiction, comme le temps depuis le commencement de la mission s’était tenu constamment beau, on put ce jour-là entreprendre une procession solennelle dans les Régniers. On partit à 2 heures et demies, ce fut entre vêpres et complies que la procession se mit en marche. Une foule immense suivit la procession.

 Arrivés vers la croix, on se masse sur la place qui sépare la croix de la mare. On chante un cantique, et la procession de Bouilly arriva pour se placer du côté gauche de la croix. Quand tout le monde fut arrivé et placé, le père BARBIER missionnaire, monta sur un marchepied disposé à cet effet et fit un admirable discours sur l’honneur du à la croix ; je commençais la bénédiction selon le rituel, chacun béni et adora la croix, la paroisse du Mont d’abord, celle Bouilly ensuite. Au second chant des complies chaque paroisse regagna son église. Cette procession se fit avec un recueillement et une édification remarquable.

 Dieu soit loué !!!

 Si le bien gagne singulièrement à avoir d’abondantes récoltes, le luxe y gagne peut-être encore davantage. C’est une remarque généra le que la jeunesse dissipe en frivolités, en rubans, en vanités, d’une manière déplorable, les ressources que fournit la divine providence pour une toute autre fin. J’espère que mieux inspirés et profitant des instances du pasteur on diminuera ces dépenses et ses vanités.

    En 2013, les employés communaux et les habitants de ce hameau ont procédé à la remise en état de cette croix qui était étouffée par le tronc d’un arbre. Cette agression de la nature a certainement sauvé la croix de la destruction car elle se situait sur le terrain d’une famille de ferrailleurs depuis plusieurs dizaines d’années.

  

 CROIX DES GERARDS

 1858

 CROIX DES GERARDS   

 Le jour même de la première communion, on est allé processionner et avec un concours remarquable du peuple pour bénir sur place, la croix des GERARDS, aux frais du sieur LEFRANC : que Dieu en tienne compte !!!

     Nous retrouvons aussi une trace de cette croix dans l’introduction de ce texte, elle fut replacée en 1890 dans la propriété LECOEUR.

  

CROIX DE LA GRANDE ALLEE.

     C’est aussi Georges BOUVRET qui, vers 1980, créa ce petit coin de verdure, au bas de son champ situé le long de la grande allée qui historiquement conduisait à « la lune[1] » dans la forêt du Mont. Ce reposoir est aussi cité : la croix des amoureux. La croix qui y est implantée n’a pas d’origine locale ; elle était au cimetière d’Arces, elle devait partir à la décharge lors de la translation de ce cimetière.

     Toutes ces croix qui étaient reliées à la pratique religieuse sont maintenant considérées comme des biens patrimoniaux et entretenues par des particuliers. L’attachement à nos racines est toujours bien présent.

 [1] La lune est un endroit où se trouvait le rendez-vous de chasse des hommes de la famille d’Estampes, lors de leurs séjours montois. Il s’agit d’une étoile réunissant neuf allées de chasse.

 

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